D’abord, le traitement doit être contrôlé par un(e) spécialiste des MNT. Il s’agit le plus souvent d’un pneumologue ou d’un médecin spécialiste des maladies infectieuses.

La première étape (on en a discuté là) consiste à être certain d’avoir affaire à une infection et non une simple colonisation.

Passée cette étape, il va y avoir à décider ou non de la mise en route d’un traitement en fonction de nombreux paramètres dont l’état général et les comorbidités (la morbidité est l’état lié à une maladie, la comorbidité est l’association de plusieurs maladies). Néanmoins, certains critères peuvent imposer la mise en route sans délai d’un traitement. Il s’agit par exemple d’un examen direct positif (l’examen direct est la recherche de la mycobactérie sur le prélèvement avant la mise en culture) ou au moins 3 prélèvements positifs au moment du diagnostic.

Si le choix fait par le médecin est de ne pas traiter, il importe qu’il vous organise un suivi rapproché. Rien ne dit qu’un traitement ne sera pas nécessaire dans un second temps.

S’il décide de mettre en route un traitement, le choix va dépendre (entre autres) du type de MNT isolée lors du bilan. Le traitement sera alors une antibiothérapie avec l’administration de plusieurs médicaments sur une longue période.

Cela s’accompagnera d’un suivi étroit de la toxicité et des avantages de l’ensemble du traitement.

Pour rester parfaitement objectif, il faut savoir que le traitement, bien que lourd, ne guérit pas toujours l’infection, et que les taux de rechute peuvent être élevés.

Tout cela explique qu’une infection par une MNT nécessite un suivi tout au long de la vie.

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