La chirurgie peut également entrer dans la stratégie thérapeutique pour des patients avec une infection pulmonaire à Mycobactérie Non Tuberculeuse. Elle doit cependant, quelle que soit la technique retenue, être réservée à des situations bien précises avant d’être proposée aux patients.

Si l’on veut parler de chirurgie, on passe forcément par un peu d’anatomie (c’est toujours mieux savoir où l’on va couper !).

poumon et ses lobes, chirurgie

En l’occurrence c’est le poumon qui nous intéresse. Les poumons sont organisés en lobes (un peu comme le foie si vous en avez déjà vu un sur un étal de boucherie). Il y en a 2 pour le poumon gauche et 3 pour le poumon droit. Les lobes sont eux même divisés en segments !

Avant de parler de chirurgie il y a un certain nombre de points à préciser : 

En pratique, comment cela se passe-t-il ? 

Votre chirurgien sera le plus à même de vous expliquer comment il va procéder.

Néanmoins voici quelques éléments pour que vous puissiez déjà avoir une petite idée.

Très souvent, il s’agit d’une chirurgie assistée par vidéo (thoracoscopie), cette technique est moins « invasive ». En effet, le passage pour aller opérer est beaucoup plus petit. Du coup, elle ne nécessite que de petites incisions pour faire passer la caméra vidéo et les instruments de chirurgie. La méthode est donc moins douloureuse (après l’opération… pendant, vous êtes sous anesthésie !) et le temps de récupération sera plus court.

Si l’atteinte pulmonaire est plus importante, l’opération pourra nécessiter une ouverture plus large si l’atteinte pulmonaire (et donc la zone à enlever est plus large (thoracotomie).

Le chirurgien pourra vous préciser la durée de l’intervention et la technique utilisée. L’intervention peut être longue, surtout pour vos proches, qui, eux, ne serons pas endormis !

Quelle que soit l’option retenue par votre chirurgien, après l’opération vous recevrez les médicaments nécessaires pour calmer la douleur.

Quoi qu’il en soit, comme on vous le disait plus haut, le traitement par antibiotique sera indispensable pour réduire autant que possible l’atteinte pulmonaire et limiter ainsi la portée du geste chirurgical. Moins on enlève de poumon mieux c’est.

Ensuite il ne vous restera plus qu’à, si l’on ose dire, récupérer progressivement, reprendre la marche, refaire de l’exercice.

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