Le diagnostic d’une infection à Mycobactérie non tuberculeuse est souvent difficile et impose, outre de nombreux prélèvements, un peu de temps pour affirmer la présence de ce type de germe.

La question du diagnostic d’infection à mycobactérie non tuberculeuse est une très bonne question !

En effet avant d’envisager un traitement (long et lourd mais on y revient là), il faut être certain d’être contaminé et il faut définir quelle est la Mycobactérie concernée !

Les choses qui paraissent les plus simples peuvent parfois s’avérer compliquées. Il se trouve que c’est le cas pour les infections à MNT. 

Pourquoi ?

Comme on l’a vu, les Mycobactéries Non Tuberculeuses se retrouvent naturellement dans l’environnement (terre, eau, parfois même canalisation d’alimentation en eau…) ce qui rend difficile lors de l’interprétation des prélèvements d’affirmer le diagnostic. Il faut en effet faire la différence entre une colonisation (infection du prélèvement sans infection associée) et une infection proprement dite.

Du coup, on fait comment ?

Pour régler cette question, depuis de nombreuses années les différentes structures scientifiques internationales ont proposé des critères, régulièrement affinés au cours du temps, pour poser un diagnostic définitif.

Pour conclure à une infection, il faut que le tableau clinique (c’est-à-dire l’ensemble des symptômes que vous présentez) et les images radiologiques soient compatibles avec le diagnostic qui sera confirmé par l’analyse des prélèvements pulmonaires effectués.

Mais, parce qu’il y a un mais, il faut parfois plusieurs prélèvements de crachats positifs ou un prélèvement fibroscopique par LBA (lavage broncho-alvéolaire) positif. Les recommandations britanniques de 1999 imposent , par exemple, pour affirmer un diagnostic d’avoir au moins 2 cultures positives (c’est à dire qui retrouvent une mycobactérie non tuberculeuse) sur des prélèvements effectués à au moins 7 jours d’intervalle avec des lésions radiologiques compatibles (mais qu’il y ait ou pas des symptômes cliniques)

Ça y est ? on peut traiter ?

Presque! Il reste à identifier le type de MNT dont il s’agit. En effet, toutes les infections par MNT ne nécessitent pas de traitement. Ce qui augmente la complexité de la prise en charge !

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