L’administration d’un médicament par aérosol permet une délivrance directe dans le poumon. Cela permet dans le cas des infections pulmonaires à mycobactérie non tuberculeuse d’accéder directement à l’organe cible. De plus, en évitant la voie général cela permet de limiter la toxicité médicamenteuse.

Définition :

Aérosol (nom masculin) : Dispersion en particules très fines d’un liquide, d’une solution ou d’un solide dans un gaz neutre.
 

Le traitement par aérosol va donc consister, dans le cas qui nous intéresse, à disperser un antibiotique dans un gaz neutre pour ensuite pouvoir le respirer (l’inhaler pour être plus précis) afin qu’il atteigne directement les mycobactéries logées dans les poumons.
Pour pouvoir effectuer cette action de dispersion, on utilise un appareil (qui peut avoir différentes formes) qui s’appelle un nébuliseur. Il permet donc de transformer en brouillard les médicaments insérés dans son ampoule, qui sont ainsi inhalés directement. C’est cet appareil qui permettra donc d’avoir cette thérapie très ciblée afin de minimiser leurs effets secondaires.

Tous les médicaments ne sont pas compatibles avec ce type d’administration. En effet, au-delà de l’autorisation d’utilisation par aérosol (en France, c’est ce que l’on appelle l’Autorisation de Mise sur le Marche ou AMM), autorisation délivrée après évaluation de l’efficacité de cette voie de prise pour le médicament, certains médicaments ont besoin de passer dans l’organisme pour devenir actifs, rendant de fait impossible l’utilisation d’aérosol.

Dans les infections à MNT, l’un des antibiotiques utilisés peut être utilisé en aérosol. Il s’agit d’un aminoside, l’amikacine. Jusqu’ici, on utilise pour la nébulisation la solution injectable. Des formes spécifiquement adaptées sont en cours d’évaluation.

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