Les liposomes sont de minuscules billes de lipides qui permettent d’emprisonner l’amikacine. Cette formulation est spécialement conçue pour un traitement par aérosol. L’amikacine est ainsi directement délivrée au niveau pulmonaire. 

Le liposome est une toute petite bille de lipides (de gras) qui contient l’antibiotique.

Pour faire simple, ce liposome est comme une voiture qui va permettre de transporter un passager sur une route interdite aux piétons, puis après sa course, déposer le passager à destination.

Le fait d’avoir une paroi faite de lipide offre des possibilités importantes dans la situation qui nous intéresse.

Pourquoi ?

Les infections à mycobactéries (tuberculeuses ou non) ont ceci de particulier que les germes sont intracellulaires, c’est-à-dire qu’ils se « cachent » à l’intérieur de certaines cellules. Le plus souvent c’est à l’intérieur même des cellules censées les détruire (car ces cellules sont les macrophages).

Pour être efficace il faut donc que les antibiotiques puissent pénétrer au mieux à l’intérieur de ces cellules.

Pour en revenir à la situation qui nous occupe, notre véhicule (le liposome) va devoir arriver jusque dans la cellule qui contient la mycobactérie non tuberculeuse (donc le macrophage). Mais, avant d’y arriver il va devoir franchir plusieurs barrières. Pour commencer, le surfactant. Il s’agit de cette sécrétion qui tapisse l’intérieur des poumons et qui est indispensable à son fonctionnement. Composé principalement de lipides ( de gras) le liposome pourra ainsi facilement passer cette barrière pour arriver aux abords des macrophages (les cellules dans lesquelles se trouvent nos mycobactéries).

Les macrophages étant là pour détruire les résidus cellulaires ou les corps étrangers, ils vont absorber les liposomes qu’ils voient arriver. Voilà donc notre liposome à l’intérieur de la cellule (notre voiture est donc à destination). C’est la que la membrane lipidique va être détruite et l’antibiotique libéré (arrivée à destination, le passager sort de sa voiture) pour agir contre les mycobactéries non tuberculeuses!

Soit, c’est bien joli tout ça, mais pourquoi ne pas mettre directement en aérosol la solution déjà existante ?

Parce que la formulation des médicaments n’est pas toujours sans risque lorsqu’elle est respirée. Egalement parce que le médicament pourrait être filtré par le surfactant et que les cils vibratiles (petits « bras » qui font remonter les impuretés pour pouvoir ensuite les cracher) pourraient l’éliminer.

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